Si je crée ce blogue lamaisondalzaz.com, est-ce pour en faire un n-ième comme il en existe sur le net ? j’ai regardé avant de me lancer. Au départ, mon soucis est humanitaire : l’écologie ne doit pas être anthropomorphique mais doit servir les humains tout autant que le grand tout planétaire, voire cosmique. Je comptais faire un blogue pour les enfants et les adultes profanes en la matière. Notre « science » populaire, même si elle est parfois sage, est faites de préjugés et que de préjugés. Seuls les écologues universitaires ont la chance de savoir de quoi l’on parle et
pas toujours tant l’étude de notre planète est vaste et complexe. Le savant ne sait relativement rien, alors le dilettante…
L’écologie ou étude de la « maison » terre n’est pas une science nouvelle. Lorsque j’étais petit, on n’en parlait pourtant jamais. Nous ignorions tout bonnement son existence. Soudainement, vers les années 70, une jeunesse marginalisée par les moutons ordinaires a commencé à s’emparer du sujet et à manifester tout son courroux contre la gigantesque souillerie capitalisto-industrielle constatée. Depuis, l’écologie a fait son chemin et les bobos pollueurs en ont fait un canasson de bataille : le PS est rattrapé par les Verts.
Donc, science récente dans les esprits mais née au XIXème siècle tout de même. Le mot est inventé par le biologiste allemand Haeckel, qui sera repris à peine plus tard par le Danois Warning, celui qui lancera le concept moderne en produisant le premier ouvrage consacré à cette nouvelle approche scientifique. L’emprûnt principal des idées a été fait à l’œuvre de Darwin. Sans lui, l’écologie n’aurait intéressé les hommes que bien plus tard. Or, durant un siècle, il n’y aura que balbutiement avant que l’état de la planète ne commence sérieusement à nous inquiéter. La naissance de l’écologie en tant que domaine complet de la science doit beaucoup à la géographie botanique ou marine.
Au XXème siècle, l’écologie va s’imposer en englobant tous les autres domaines du savoir humain. L’écologue (pas l’écologiste), doit avoir des connaissances étendues au point de n’en pas faire un expert ou spécialiste ; l’écologue est un généraliste pointu. Il doit toucher à tout : botanique, zoologie, physiologie (animale et végétale), géologie, à l’évidence mais aussi mathématique, physique, chimie et biochimie, géographie, histoire ! Mais encore sociologie, philosophie, épistémologie, anthropologie, ethnologie, éthologie et j’arrête là sinon c’est sans fin. Nous sommes donc loins de pouvoir nous prétendre écologues. L’écologiste, lui, est un militant davantage par le cœur que par le raisonnement. S’il ne raisonne pas convenablement, ça résonne en lui de plus en plus fort. Intuitivement, il sait. Sagesse populaire de la gnomè grecque suffisante pour évoluer ad minima. L’écologue est dans l’épistémè, un cran au-dessus en matière de savoir.
Si nos préoccupations environnementales grandissent, si nous prenons de plus en plus conscience de notre fragilité et de celle du patrimoine naturel, si nous commençons à découvrir la notion de biodiversité et à nous y pencher consciencieusement, les faits montrent que nous n’avons encore rien compris. Nous devons maintenant développer une véritable culture écologique et non la négliger. Les petits gestes quotidiens ne rassurent que nos maigres consciences mais il suffit d’en faire un seul pour se sentir dédouané de responsabilité. Nous courrons à la catastrophe au ralenti. L’effet de serre que tout le monde bannit actuellement est ce qui nous garantit la vie sur terre. Sans lui, on gèle la nuit, on crame le jour. Et ce, grâce au CO2 maudit lui aussi ! Préjugés…
Dans ce blogue, je m’adresserais à vous comme je le faisais avec mes chers élèves, c’est-à-dire scientifiquement mais humainement, c’est à dire sans embage. Des bouquins et des sites sur le web, il y en a à foison. Aucun n’est praticable au quotidien. On vole toujours trop haut comme pour impressionner par une forme de supériorité. Pendant ce temps, la planète se meurt pour nos Ego. Vulgariser est une noble chose ; il faut savoir le faire. Le but étant de toucher le citoyen pour son bien-être et non de le rabaisser par une science devenue ésotérique pour le peuple.
Les papas et les mamans feraient bien de me lire afin de se former (défaire leur déformation due à la désinformation) et de transmettre une conscience écologique à leur descendance. Il en va de leur pérennité. Comme je me le plais à dire à mes détracteurs, moi je m’en tape, je n’ai pas fait de gosses. Mieux, tous les enfants méritent que je fasse quelque chose pour eux, ces futurs petits cons d’adultes.



Elle a tissé une trame complexe sur le globe, y occupant même des endroits où règnent des conditions extrêmes.
L'écologie, branche de la biologie, étudie les relations de dépendance et les inter-relations des êtres vivants entre eux et avec leur milieu de vie.
C'est une science au service de la compréhension du fonctionnement de la Maison Terre.
Entourée d'une fine atmosphère d'azote et d'oxygène (produite par les végétaux) avec des traces de gaz carbonique et de vapeur d'eau, ce vaisseau spatial emporte à la vitesse de 100000 km/h un grouillement d'êtres vivants solidaires, se partageant une infime partie de l'énergie rayonnée par une formidable centrale thermonucléaire située à 150 millions de kilomètres."
"L'autoécologie étudie l'être vivant, non pas isolé, mais en liaison avec ce qui l'entoure."
"Elle s'intéresse aux rapports qu'entretient une espèce particulière avec son milieu de vie."
"Elle définit les limites de tolérance et les localisations préférentielles de cette espèce au regard de différents facteurs écologiques."
"Elle tente de discerner l'influence du milieu ambiant sur les caractéristiques biologiques de l'espèce considérée."
Photos de Yann Arthus-Bertrand - Texte de Bernard Fischesser et Marie-France Dupuis-Tate

Ecologie sans frontière
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Xenius
Courage!
Commentaire par Pangloss — 28 juin 2009 @ 11 11 24 06246 |
Il va m’en falloir, je n’arrête pas. Je n’ai même pas respecté le jour de repos de la semaine qui, chez moi, est le samedi.
Commentaire par alzaz — 28 juin 2009 @ 13 01 41 06416 |